Bonjour,
Les images des feux de forêt qui ont ravagé ces dernières semaines les Landes, le Var, la Drôme et jusqu’à Fontainebleau, sont difficilement soutenables. On ne peut qu’éprouver de la compassion à l’égard des personnes touchées et de l’admiration pour les pompiers qui luttent contre les flammes au péril de leur vie.
De nombreuses réactions politiques, jusque dans les rangs du gouvernement, y voient une conséquence directe du réchauffement climatique. Si ce lien paraît logique, il procède pourtant du biais de confirmation, un raccourci cognitif classique qui nous mène à ne voir que les éléments qui confirment nos intuitions et à occulter ceux qui les infirment.
Le réchauffement climatique est réel et il ne fait guère de doute qu’il est principalement causé par l’activité humaine.
La gravité des récents incendies en France est, elle aussi indéniable. Au 5 août, 99 000 hectares ont été réduits en cendres contre environ 31 600 à la même période de l’année, en moyenne 2012-2025.
Imaginer une relation de causalité entre ces deux phénomènes bien réels relève de l’intuition. Passer d’une intuition paresseuse à une intuition raisonnable impliquerait de rechercher aussi les éléments qui pourraient contredire ce lien. Et il n’en manque pas :
En France, tout d’abord, les statistiques de long terme montrent une tendance à la baisse tant du nombre de feux de forêt que des surfaces brûlées.
En élargissant la focale, ensuite, pour réaliser qu’à l’échelle mondiale, les surfaces brûlées en 2025 étaient au plus bas depuis 2012, et l’année 2026 s’annonce plus basse encore, en dépit de l’anomalie française.

Ces chiffres n’ont pas de couleur politique. Ils permettent de porter un regard plus apaisé sur les événements qui touchent la France en cet été 2026. Bien entendu, ils n’invalident en rien l’importance de la lutte contre le réchauffement climatique à l’échelle mondiale ou de l’adaptation des moyens de prévention des feux de forêt, dont 9 sur 10 sont, en France, d’origine humaine.
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Les stagiaires et intelligences artificielles qui font office de presse en cette période estivale en ont fait leurs choux gras : avec une croissance du Produit Intérieur Brut de 0,2 % au deuxième trimestre, l’économie française rebondit !
Là encore, tentons de prendre un peu de hauteur. En cumul sur le 1er semestre 2026 (vs 1er semestre 2025), la croissance du PIB corrigée de l’inflation est de 0,1 %, soit le plus petit incrément publiable par l’Insee. Tout statisticien qui se respecte, comprenant la part de conventions et d’échantillonnage dans la construction de cette mesure, se garderait de commenter cette variation infinitésimale, bien inférieure à la marge d’erreur.
À titre d’illustration, près de 20 % de la mesure du PIB est constituée des dépenses de fonctionnement du secteur public, prises à l’euro l’euro (indépendamment de leur efficacité).
On notera, en outre, que l’Insee estime la progression de la population française à 0,25 % sur l’année 2025. Ainsi, quand bien même le pouillème de progression du PIB serait pris pour argent comptant, il équivaudrait à un recul du PIB par habitant.
Sans surprise, le taux de chômage progresse pour le 6e trimestre consécutif. Comme l’explique Nicolas Decaussin, directeur de l’Institut de Recherches Économiques et Fiscales, dans Contrepoints : « Ce n’est pas la dépense publique qui fera reculer le chômage ».
Suite au meurtre de la petite Lyhanna, police et justice dénoncent à tirs croisés l’ineptitude de leurs administrations respectives. Un courrier adressé par Gérald Darmanin à Laurent Nuñez, révélé par Le Monde, nous apprend l’existence d’un stock important de procédures « fantômes » (enregistrées par la police, non-réceptionnées par la justice), rendu possible par l’absence d’intégration de systèmes informatiques obsolètes, imposant notamment de rematérialiser des pièces transmises en format numérique, en dépit d’un projet de modernisation ayant coûté 260 M€ depuis 2016.
L’État ne manque pas de moyens : il souffre de l’allocation désastreuse des ressources pléthoriques qu’il prélève, du manque de focalisation sur ses fonctions essentielles, de redondances organisationnelles et d’absence de culture d’efficience.
La situation dans le Golfe Persique est digne du film « Un jour sans fin », dans lequel le personnage principal est condamné à revivre en boucle la même journée. Cette semaine, Donald Trump jouait l’apaisement, n’ayant plus frappé l’Iran depuis le 29 juillet. Hier, cependant, les Gardiens de la révolution faisaient monter les enchères en affirmant que le trafic ne pourrait reprendre dans le détroit d’Ormuz qu’après la libération des avoirs gelés et l’indemnisation intégrale des dommages de guerre. À ce stade, le trafic maritime commercial ne représente toujours que 3 à 6 % de son niveau antérieur au conflit (sources IMF Portwatch, Kpler/Reuters, Windward).
A deal with Iran over the Strait of Hormuz may require a compromise from Trump
PBS News - 7 août 2026
Face à l’incertitude géopolitique, nous maintenons nos portefeuilles modèles en configuration défensive de façon à sécuriser les gains déjà engrangés : + 17,3 % et + 8,6 % sur douze mois glissants, respectivement, pour nos portefeuilles de capitalisation et de rendement. Les performances passées ne préjugent jamais des performances futures.
Pour mémoire, chaque portefeuille modèle est constitué de seulement quelques lignes à faible rotation, donnant la part belle aux ETF et foncières cotées, offrant une diversification intrinsèque à frais réduits, facilement adaptable à vos enveloppes d’assurance-vie et autres plans d’épargne (PEA, PER).
Aux États-Unis, l’actualité a été marquée par l’audition d’Anthony Fauci, directeur jusqu’en 2022 de l’Institut national des allergies et maladies infectieuses (NIAID), par la Commission de sécurité intérieure du Sénat suite à la publication de son journal personnel. Bien que couvert par une grâce présidentielle préventive accordée au dernier jour de la mandature de Joe Biden, en l’absence de toute poursuite, l’ex figure emblématique de la pandémie a invoqué plus de cent fois le 5e amendement à la Constitution américaine (1791), autorisant un citoyen à garder le silence lorsque son témoignage pourrait l’incriminer, en réponse aux questions qui lui étaient posées quant à sa gestion de la pandémie. Des Sénateurs républicains lui reprochent en effet d’avoir contribué au financement des recherches génétiques en « gain de fonction » – interdites aux États-Unis – du laboratoire de Wuhan, d’avoir étouffé toute possibilité de débat scientifique relatif à la pandémie et, enfin, de s’être porté candidat à des prix de recherche lui ayant rapporté des sommes très conséquentes en contravention des règlements s’appliquant à la fonction publique.
Suite à sa prestation, la Commission de sécurité intérieure a lancé jeudi une procédure d’outrage au Congrès, transmettant le dossier au procureur général. Des suites judiciaires sont possibles, la grâce présidentielle ne couvrant pas les infractions commises après qu’elle soit accordée.
En vous souhaitant une excellente semaine.








