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Bonjour,

Face à toute adversité, Donal Trump sature l’espace communicationnel. Confronté au refus des Gardiens de la révolution de disparaître sous le sable, il applique une fois de plus ce précepte simple.

Jamais une guerre n’a été ainsi commentée en direct par un président américain, sans la moindre retenue. Trump parle sans relâche, brouillant inévitablement ses messages au fil des jours : objectifs de l’opération, calendrier, troupes au sol ou sécurisation du détroit d’Ormuz – au 15e jour du conflit, tout reste flou. Le brouillard de la guerre, version Truth Social.

Car tout est bon pour faire la une, jusqu’aux pires outrances, à l’image de ces vidéos postées sur le compte X de la Maison Blanche présentant la guerre comme un jeu vidéo ou une partie de bowling.

Mais derrière le rodomont, chaque jour de guerre rouvre un peu plus la fracture, au sein du Parti Républicain, entre le clan MAGA et les néoconservateurs. Plusieurs podcasteurs ayant joué un rôle important dans son élection – tels que Tucker Carlson ou Megyn Kelly – lui reprochent ouvertement de trahir « America First » par son intervention en Iran. Et les sondages les plus récents indiquent que l’enlisement du conflit risque de coûter aux Républicains la majorité à la Chambre des Représentants, voire au Sénat, lors des élections de mi-mandat de novembre.

En France comme aux États-Unis, le traitement médiatique du conflit est, dans l’ensemble, d’une médiocrité confondante, sensationnaliste, bas du front. Afin d’élever le débat, je vous propose cet article de Vincent Barret – fondateur de The Macro Insider – qui, en ouverture d’un dossier très complet, pose le cadre des enjeux géostratégiques de cette guerre.

The Year-End Moves No One’s Watching

Markets don’t wait — and year-end waits even less.

In the final stretch, money rotates, funds window-dress, tax-loss selling meets bottom-fishing, and “Santa Rally” chatter turns into real tape. Most people notice after the move.

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Citoyens à la mémoire de poissons rouges, peut-être, au fond, n’avons nous de la part de nos gouvernants que la communication que nous méritons.

En ouverture du sommet international sur l’énergie nucléaire qui se tenait mardi à Paris, Emmanuel Macron semblait tout aussi sûr de son leadership intellectuel et moral en défendant la construction de 14 nouvelles centrales nucléaires, visant à sortir de notre dépendance aux hydrocarbures, qu’il ne l’était lors du discours du 27 novembre 2018 dans lequel il affirmait sa volonté de réduire la part du nucléaire à 50% du mix de production électrique, annonçant la fermeture de 14 centrales d’ici à 2035. Mieux vaut tard que jamais…

Et si le nucléaire est de nouveau en odeur de sainteté, personne, dans les oppositions ou le concert médiatique, pour s’étonner que le tarif réglementé de l’électricité continue de dépendre des prix du gaz et du charbon, nourrissant les rentes de faux énergéticiens plutôt que de refléter le coût de revient réel d’une électricité produite pour l’essentiel par les investissements publics. Si la guerre en Iran perdure, les mêmes boucliers énergétiques qui ont coûté 72 Md€ à nos finances publiques (2022-24, hors renationalisation d’EDF) sans qu’aucun enseignement n’en soit tiré, seront remis en place, bien que largement inutiles.

Lors de ce même sommet, Ursula von der Leyen sera allée plus loin encore qu’Emmanuel Macron, qualifiant d’« erreur stratégique » la réduction du nucléaire à seulement 15% du mix électrique européen. Si cette critique est fondée, elle est institutionnellement malvenue, les stratégies énergétiques ne relevant pas de l’Union Européenne mais de chaque état souverain. La responsabilité déléguée à la Commission est celle de l’organisation du marché intérieur de l’électricité et de la promotion de l’efficacité énergétique. Et ce sont bien ces règles européennes qui, d’une part, permettent à des pays tels que l’Allemagne ou l’Espagne de se défausser à bon compte du fardeau de l’impilotabilité des énergies intermittentes sur le parc nucléaire français et, d’autre part, continuent de promouvoir une taxonomie qui donne la primauté aux énergies intermittentes par rapport au nucléaire. Ursula von der Tartuffe.

Du rapport Draghi publié en septembre 2024, qui appelait à combler le retard européen en matière de numérique, à renforcer notre industrie de la défense, à accélérer l’intégration de nos politiques fiscales et commerciales et à réduire nos dépendances, Emmanuel Macron n’a retenu qu’une seule chose : promouvoir les émissions de dette publique supranationale : « C’est le moment pour l’UE de lancer une capacité commune d’endettement, à travers des eurobonds », expliquait-il récemment dans un entretien au Monde. En en préparation du Conseil européen qui s’ouvrira ce jeudi 19 mars, deux nouveaux articles de ce même quotidien (ici et ) enfoncent le clou : la mutualisation des dettes est notre planche de salut !

Au cœur du raisonnement, l’idée qu’un instrument de dette commun permettrait d’atteindre une taille critique le rendant incontournable pour les investisseurs du monde entier, permettant peut-être même de contester l’hégémonie du dollar.

Cette conjecture contredit pourtant les réalités observables des marchés financiers :

  • La Suisse ou Singapour, pays qui n’ont financièrement aucune “masse critique”, empruntent à des taux bien inférieurs à ceux des meilleurs pays de l’UE

  • Les eurobonds existent déjà, émis pendant la pandémie pour relancer l’économie européenne, puis pour financer le soutien à l’Ukraine et le réarmement européen. Bien que bénéficiant de la masse critique et de la solidarité européenne, ces obligations se traitent pourtant à des taux nettement supérieurs à celles des pays qui choisissent de se faire le plus petit possible sur le marché de la dette, Allemagne en tête. Cherchez l’erreur.

La cigale, ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Il est aussi illusoire qu’irrespectueux d’imaginer que nos voisins européens, ayant observé l’incurie de notre gestion budgétaire, accepteraient maintenant d’en être solidaires.

Comme chaque dimanche, vous retrouverez l’essentiel de la semaine des marchés actions dans le télégramme de Séverine Piot-Deval :

En vous souhaitant une bonne semaine.

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