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Bonjour,

Cette semaine se tenaient au Royaume-Uni des élections locales partielles, renouvelant environ 30 % des sièges au sein des conseils municipaux. Les résultats tombés vendredi traduisent une véritable explosion du bipartisme britannique :

  • Le parti de droite radicale Reform UK de Nigel Farage, dont l’empreinte locale était jusqu’à présent insignifiante, remporte près de 29 % des sièges en jeu et devient, de loin, le premier parti du pays.

  • Le parti travailliste s’effondre : alors qu’il contrôlait 51 % des sièges remis en jeu, il n’en emporte que 21 %.

  • Le parti conservateur ne fait guère mieux, passant de 27 % à 16 % des sièges. Il tombe ainsi sous les Lib Dems (centristes) et n’est plus que la 4e force politique du pays.

  • Le parti écologiste, porté par ses propositions d’introduction d’un impôt sur la fortune et d’alignement de la fiscalité des revenus du capital sur ceux du travail, réalise une poussée notable avec près de 12 % des sièges.

Quelques éléments de contexte pour comprendre ce séisme :

  • Arrivé à Downing Street en juillet 2024 après 12 années d’absence des travaillistes, Keir Starmer s’est avéré un Premier ministre sans allant ni colonne vertebrale, revenant sur certains engagements de campagne et commettant de graves erreurs de jugement (nomination de Peter Mandelson, impliqué dans l’affaire Epstein). Sa popularité est au plus bas.

  • Nigel Farage, quant à lui, est un ancien conservateur ayant fait sécession en 1992, en protestation contre la signature du traité de Maastricht. Si toute comparaison a ses limites, il est en quelque sorte l’équivalent d’un Philippe de Villiers ou d’un Nicolas Dupont-Aignan qui n’aurait à subir ni la concurrence du Rassemblement national ni celle d’une figure de gauche radicale telle que Jean-Luc Mélenchon. Il est ainsi devenu au fil des années l’exutoire de nombreux mécontentements, et en particulier ceux ayant trait aux questions migratoires (l’immigration légale y est plus du double de ce qu’elle est en France).

Les résultats détaillés de ces élections dessinent une fracture géographique du vote protestataire qui n’est pas sans évoquer celle observée en France :

  • au bénéfice de la droite radicale dans les territoires ruraux et les villes déclassées ;

  • au bénéfice de la gauche radicale (incarnée outre-Manche par le parti écologiste) et du centre (Lib Dems qui, contrairement aux Macronistes, n’ont pas subi 9 années d’usure du pouvoir) dans le Grand Londres et les villes universitaires ;

  • au bénéfice des partis indépendantistes en Écosse et au Pays de Galles.

Bien qu’il ne s’agisse que d’élections partielles, ce scrutin laisse déjà de nombreux conseils municipaux sans majorité absolue, appelant à des coalitions locales multiformes qui ne sont pas dans la culture politique britannique.

Enfin, si ces élections ne remettent pas en cause la majorité travailliste au Parlement, elles finissent d’enterrer la légitimité de Keir Starmer, ouvrant la porte à un leadership challenge interne dans les semaines qui viennent.

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À un an de l’échéance présidentielle, le Landerneau politique français s’agite également. Après le départ de David Lisnard de LR, cette semaine, Élisabeth Borne et Boris Vallaud ont annoncé quitter respectivement les instances de direction de Renaissance et du PS, marquant leur dissidence vis-à-vis de Gabriel Attal et d’Olivier Faure (sans pour autant rendre leur carte du parti).

À ce jour, 28 personnalités politiques ont exprimé leur ambition pour 2027 (parmi lesquelles les binômes Le Pen/Bardella et Zemmour/Knafo comptés chacun pour un, sans présager en revanche des projets d’Élisabeth Borne ou de Boris Vallaud).

L’organisation de primaires étant au point mort, à gauche comme à droite, nous nous dirigeons potentiellement vers l’élection présidentielle la plus fragmentée qui nous ait jamais été proposée. L’Histoire montre que la dernière ligne droite réserve souvent des surprises, mais le scénario d’un second tour RN-LFI ne peut plus être écarté.

Nous connaîtrons dans le courant de la semaine qui s’ouvre les réquisitions du Parquet dans le procès en appel des financements libyens mettant en cause Nicolas Sarkozy.

Nous avons suivi ce procès avec un regard d’investisseur, autant que faire se peut détaché de toute affinité politique. Compte tenu de la tournure prise par les débats, et en particulier de l’évolution des témoignages de Claude Guéant, il semble raisonnable d’anticiper des réquisitions plus lourdes qu’en première instance. Le verdict que prononcera la Cour d’appel à l’horizon fin novembre – début décembre pourrait constituer un facteur déterminant dans la campagne présidentielle 2027.

La situation dans le Golfe Persique reste éminemment nébuleuse. L’opération Project Freedom, par laquelle la marine américaine devait escorter des navires de marchandises dans le détroit d’Ormuz, a tourné court après qu’un cargo de la compagnie CMA CGM a été touché, mardi, par un missile iranien.

L’administration Trump affiche toujours son optimisme quant à une résolution rapide du conflit, bien que Téhéran n’ait pas répondu à la dernière proposition de plan de paix américaine. Les marchés financiers, quant à eux, continuent de sous-estimer l’impact du blocage du détroit d’Ormuz sur les chaînes logistiques mondiales en matière d’énergie, de produits dérivés du pétrole et de fertilisants. L’économie, au bout du compte, n’est qu’énergie transformée.

Notre portefeuille modèle de capitalisation vise à faire fructifier un capital patient. Composé de seulement 4 ETF aux frais de gestion ultra-compétitifs, il est facilement réplicable au sein d’un simple compte titres (voire pour certaines lignes au sein d’un Plan d’Épargne en Actions, d’un contrat d’assurance-vie ou d’un Plan d’Épargne Retraite).

Il peut constituer une source d’inspiration que chaque investisseur adaptera à ses objectifs personnels et à son degré d’aversion au risque.

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En Ukraine, les belligérants sont convenus d’un fragile cessez-le-feu de trois jours et de l’échange de mille prisonniers de guerre. À Moscou, les commémorations du 9 mai (fin de la seconde guerre mondiale) ont donné lieu à une parade fantôme, défilé de simples fantassins sans véhicules militaires, sous très haute surveillance. Selon de nombreuses sources, Vladimir Poutine est très inquiet de sa sécurité et limite ses apparitions en public au strict minimum.

Retour en France où, comme chacun sait, la fiscalité est le seul horizon de pensée d’un débat politique animé par une élite intellectuelle qui vit pour l’essentiel, directement ou indirectement, des subsides de l’État (élus, économistes, journalistes). Face à la hausse du prix des carburants, les appels à taxer les « superprofits » de TotalEnergies fleurissent tels le muguet. Quelques remarques :

  • L’essentiel desdits profits étant réalisés hors de France, cette surtaxe, sauf à relever du signalement de vertu le plus cynique, devrait s’appliquer aux résultats consolidés à l’échelle mondiale. TotalEnergies serait ainsi ouvertement pénalisé pour avoir son siège social en France, bien qu’étant le seul groupe pétrolier à plafonner le prix de ses carburants. On ne s’y prendrait pas autrement pour provoquer le transfert du siège de l’entreprise aux États-Unis.

  • La disparition progressive de la France dans la chaîne de valeur pétrolière s’explique avant tout par l’abandon de nos capacités de raffinerie. Dans un premier mouvement, dans les années 1970, en réponse au développement du parc nucléaire, puis, dans un second temps à partir de 2010, en réaction à un différentiel de normes environnementales et de charges salariales de plus en plus défavorable.

  • Le prix actuel des carburants est déjà composé, pour environ 60%, de taxes directes. Laisser croire que la hausse d’une taxe indirecte permettrait de faire baisser les prix est une escroquerie intellectuelle de première classe qui ne vise qu’à nourrir toujours plus de dépense publique, sans aucune considération pour l’efficacité des usines à Shadoks ainsi créées.

  • S’il est parfaitement légitime de lutter contre les rentes économiques, c’est l’activité de pseudo-distributeur d’électricité de TotalEnergies – bénéficiaire d’un avantage indû au travers des règles de fixation du tarif réglementé de l’électricité – qui mériterait d’abord l’attention du législateur.

Comme chaque dimanche, Séverine Piot-Deval synthétise pour nous la semaine des marchés actions:

En vous souhaitant une bonne semaine.

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