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Bonjour,

Les manifestations d’hier, 17 octobre, ont donné lieu à des scènes d’une sauvagerie insensée à l’encontre des forces de l’ordre. Il ne manque qu’un mort, c’est-à-dire un pavé ou une situation de légitime défense, pour que l’exutoire bascule dans le drame à grande échelle.

Tout aussi scandaleuses sont ces images de destruction gratuite de biens publics et privés. Mairies, offices du tourisme, commerces, véhicules, tout y passe.

Depuis 2019 et la fin du mouvement des gilets jaunes, cette sauvagerie s’exprime à toute occasion, toujours plus désinhibée. D’un côté, des groupuscules nihilistes qui rêvent du grand soir sans avoir la moindre idée de ce qui viendra ensuite. La violence pour la violence, façon Orange mécanique. De l’autre, des crapules opportunistes venues chercher une nouvelle paire de baskets ou un smartphone dernier cri. Et tant pis pour les revendications des lycéens.

Sébastien Lecornu annonçait hier soir 1 200 interpellations à l’échelle nationale. Voyons maintenant ce que l’appareil judiciaire en fera. Car jusque-là, c’est la très large impunité dont ces voyous bénéficient qui engendre la répétition et la gravité croissante de ces débordements. Et les élus qui ont encouragé cette violence en la légitimant par avance doivent également être poursuivis. Une société qui n’est pas prête à sanctionner sévèrement de tels agissements est perdue.

Et si votre épargne roulait à l'électrique… à 10 % par an ?

En un an, les ventes de voitures électriques ont doublé en France : en septembre, c'est plus de 4 voitures neuves sur 10. L'électrique dépasse désormais l'essence, le diesel ou l'hybride. Tout le monde veut y passer, mais au moment de choisir, beaucoup hésitent encore : quel modèle, quelle autonomie et à quel prix ?

Alors de plus en plus de particuliers et d'entreprises préfèrent louer plutôt qu'acheter. Et c'est là que Jool entre en piste : des voitures électriques livrées à domicile, à louer pour un week-end ou pour l'année. Résultat : des dizaines de milliers de recherches de location sur leur app et des ventes multipliées par 3 depuis janvier.

Pour suivre cette demande, il faut de nouvelles voitures. Jool ouvre ses projets de financement aux particuliers avec le lancement de son programme Jool Invest.

Concrètement ? Vous financez des voitures électriques, Jool les loue et s'occupe de tout. En échange, vous percevez des intérêts de 8 à 10 % par an, versés mensuellement sur 24 à 36 mois. Accessible dès 5 000 €, 0 % de frais. Le petit plus ? En tant qu'investisseur, vous profitez d'une réduction exclusive sur leur service pour louer toute l'année au meilleur prix.

Et ça marche : un récent projet (Tesla Model Y, 10 %) a collecté 115 000 € en moins de deux semaines.

Ni voiture à gérer, ni locataire à trouver. Et chaque projet financé, ce sont des voitures électriques en plus sur la route.

Les projets ouverts sont sur invest.jool.co.

Le débat budgétaire s’est poursuivi cette semaine à l’Assemblée nationale. On rejoue dans l’hémicycle la même pantomime déjà servie en Commission des finances. Sur l’ensemble du spectre politique, chaque groupe protège son électorat-cible de toute participation à l’effort de redressement des finances publiques. Esprit zéro concession.

Bien sûr, le temps passé à s’écharper sur les questions de fiscalité est toujours autant de temps gagné à ne pas traiter le sujet de l’efficacité de la dépense publique. Voilà bien l’angle mort qui, année après année, fait toujours consensus.

Mon pronostic est donc inchangé : invocation de l’article 49.3 avant la fin de l’année, retour au texte d’origine et absence de censure, les oppositions tenant à afficher leur « sens des responsabilités » à leur boutonnière à l’approche de l’élection présidentielle.

En début de semaine, le FMI publiait ses prévisions de croissance réajustées pour l’année 2026. Alors que la croissance du PIB attendue pour la zone euro est relevée à 1,1 %, celle de la France est abaissée à 0,4 %. Ce chiffre me semble encore très indulgent, sachant que l’Insee a mesuré un recul du PIB de -0,2 % au premier semestre, et que ni la hausse des taux ni celle des cours du pétrole ne laissent présager une accélération au second semestre…

Sur le plan géopolitique, la nouvelle de la semaine est bien entendu le revirement de Donald Trump sur la guerre en Ukraine, avec l’annonce d’une levée partielle des sanctions sur la Russie et d’un accord d’approvisionnement des États-Unis en diesel russe. Dans la foulée de cette annonce, Volodymyr Zelensky rapportait également un ralentissement de la couverture satellitaire Starshield dont dépendent les forces ukrainiennes.

Quelques réflexions rapides :

  • Sans soutien logistique américain, l’Ukraine tombera rapidement, quoique fasse l’Union européenne, qui n’a pas d’alternative à offrir à Starshield.

  • Les États-Unis sont auto-suffisants en matière de diesel. Il y a dès lors deux lectures possibles de l’accord annoncé. 1/ Une volonté de manipulation du marché visant à faire baisser le cours du pétrole à l’approche des élections de mid-term (3 novembre). 2/ Une recherche de profit éhontée, le diesel ainsi acquis ayant vocation à être revendu ailleurs dans le monde. Ces deux scenarii ne sont pas mutuellement exclusifs.

  • À quelque chose malheur est bon. Ce revirement doit sortir l’Union européenne de sa naïveté sur la question des sanctions contre la Russie – on se sanctionne soi-même quand on se coupe d’une ressource que l’on ne sait pas remplacer – et de son angélisme quant à sa dépendance au soutien militaire américain. Et au risque de paraître cynique, cette reconfiguration géopolitique offre une opportunité unique à la France de vendre ses technologies de défense et son savoir-faire partout en Europe. Saurons-nous la saisir ?

Et pourtant, nous apprenions le 15 octobre la mise en liquidation judiciaire de la Fonderie de Bretagne en l’absence d’offres de reprise. Celle-ci fait à la fois les frais de la déconfiture de l’industrie automobile française, qui pendant longtemps assurait l’essentiel de ses débouchés, et de l’abandon d’un projet de reconversion vers la fabrication d’obus, suite à des incidents opérationnels mais aussi faute de visibilité sur la commande publique. Et nous ferons mine, tôt ou tard, de découvrir que nous n’avons plus les capacités de production de munitions nous permettant de répondre à un conflit de haute intensité. L’État stratège, disaient-ils.

Enfin, vous pouvez retrouver la chronique des marchés actions de Séverine Piot-Deval, toujours aussi efficace :

En vous souhaitant un bon dimanche.

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