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Bonjour,

Y a-t-il plus belle illustration du génie de l’espèce humaine que les images de ce grand huit de plus d’un million de kilomètres entre la Terre et la Lune réalisé par la mission Artemis II ? Retour dans l’atmosphère à 40 000 km/h et 3 000 °C de friction aérodynamique pour amerrir à moins de 50 mètres de la cible théorique. 57 ans après Apollo 8 – premier survol lunaire habité réalisé avec des capacités de calcul des millions de fois inférieures à celle d’un iPhone de première génération – il reste impossible de ne pas suivre de telles prouesses avec des yeux d’enfant.

Tout aussi lunaires, les messages de Donald Trump sur Truth Social. Mardi, à quelques heures de l’expiration de l’ultimatum donné à l’Iran pour accepter un cessez-le-feu, il annonçait sans ambages « une civilisation entière disparaîtra ce soir à tout jamais », abolissant toute distinction entre le peuple iranien et son régime.

Jeudi, il s’en prenait à quatre podcasteurs MAGA, critiques de l’intervention en Iran, dans un message digne d’une cour de récréation : « losers », « stupides », « tarés », « imbécile qui gesticule » et autres noms d’oiseaux. L’incident traduit tout autant la gravité de la fracture de la droite américaine sur l’interventionnisme extérieur – MAGA vs néo-conservateurs – que la frustration de Donald Trump face à la résilience du régime iranien.

Nous apprenons ce matin la rupture des négociations qui se tenaient à Islamabad et la menace de Donald Trump de bloquer à son tour tout trafic maritime avec l’Iran. La Chine dépendant du pétrole iranien pour 10 % de sa consommation, on peut anticiper que Pékin mettra rapidement sur la table son atout maître – l’approvisionnement des États-Unis en terres rares – pour ramener le président américain à la raison. Dans l’attente d’une résolution, il est à prévoir que les marchés financiers resteront très agités.

These Nuclear Stocks Are Delivering Real Cash Flow

Some market trends take years to really pan out.

Nuclear energy isn’t one of them.

Over the past year, multiple nuclear-related stocks climbed more than 40% as the next nuclear buildout cycle began taking shape heading into 2026…

Driven by real earnings, real contracts, and real demand.

One uranium producer generated nearly $200 million in quarterly free cash flow as prices surged.

Another nuclear-focused company locked in long-term government contracts that helped push revenue higher…

Without relying on commodity swings.

Our analysts pulled together a shortlist of these companies and a select few more -

All of them benefiting from nuclear’s return to relevance as U.S. capacity is projected to triple over the coming decades.

The names and tickers are in this new report: 7 Top Nuclear Stocks to Buy Now

The full list is free today, but it won’t stay that way, so get your copy now.

Vendredi soir, Sébastien Lecornu prenait la parole pour une allocution aux airs de discours de politique générale lors de laquelle il annonçait une intensification de l’effort d’électrification des usages afin de nous désensibiliser de notre dépendance aux hydrocarbures qui se traduira notamment par l’interdiction des chaudières au gaz dans les logements neufs à partir de janvier 2027.

On peut souscrire à cette orientation de politique énergétique tout en relevant les non-dits d’un tel discours :

  • Si la réduction de notre dépendance aux importations d’hydrocarbures est souhaitable, l’électrification n’est pas pour autant constitutive d’une souveraineté parfaite : nos centrales nucléaires reposent pour partie sur des technologies américaines ainsi que sur un uranium intégralement importé (Canada, Russie, Niger, Kazakhstan, Australie, Namibie). Nos éoliennes et centrales photovoltaïques s’appuient quant à elles, pour l’essentiel, sur des matériels et composants chinois.

  • Substituer à nos importations d’hydrocarbures une électricité facturée au consommateur selon un tarif réglementé qui reste indexé sur le coût marginal de la production électrique européenne, lui-même dépendant du cours d’un gaz qui n’entre que pour 6 % dans notre mix électrique, relève de l’aberration économique. S’il n’est rapidement corrigé, ce choix absurde – qui pénalise déjà la compétitivité de l’économie française en temps normal – nous contraindra bientôt à répéter l’erreur de 2022 consistant à mettre en place des « boucliers énergétiques » parfaitement superflus, sur les deniers publics et au bénéfice des rentes de pseudo-énergéticiens.

  • Pendant que le Premier ministre chante les louanges de l’électrification, nous continuons d’interdire à la location des logements chauffés au tout électrique, au motif de leurs défauts d’isolation et non-obstant la décarbonation de l’électricité française. Là aussi, il est temps de mettre fin à l’absurdité et de ne fonder l’interdit que sur la seule étiquette qui importe pour le climat : celle des gaz à effets de serre.

  • Enfin, Sébastien Lecornu nous vend le potentiel d’économie pour les ménages : coût de 2 à 3 € par 100 km pour un véhicule électrique (recharge à domicile) vs. 11 € par 100 km pour un moteur diesel. Il omet de mentionner le différentiel de de taxes entre ces deux énergies : 55 centimes par 100 km dans le prix de l’électricité vs. 5,17 euros par 100 km dans le prix du diesel. Ainsi, cette substitution d’énergies laissera un trou béant dans des finances publiques déjà mal en point. En l’absence prévisible d’efforts sur la dépense publique, il est dès lors inévitable que les taxes actuellement prélevées sur les hydrocarbures se reportent progressivement sur l’électricité, effaçant l’essentiel des économies promises aux consommateurs.

Comme chaque dimanche, vous pourrez retrouver le télégramme des marchés actions de Séverine Piot-Deval :

En vous souhaitant une bonne semaine.

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