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Bonjour,
Si quelqu’un en doutait encore, le spectacle hallucinant qui nous a été offert vendredi en direct du bureau ovale confirme la fin de l’ordre mondial tel que nous le connaissions depuis la chute de l’URSS. Ci-dessous les réflexions - mais aussi les questions - que cela m’inspire :
Zelensky, tout en restant très calme, commet d’évidentes maladresses.
Côté américain, le rôle joué par J.D. Vance interpelle. Il semble impensable qu’un Vice-Président intervienne de façon aussi assertive dans une discussion entre chefs d’États, face caméra, sans que cela n’ait été scénarisé.
La question des garanties de sécurité soulevée par Zelensky est non seulement légitime mais cruciale pour une paix durable en Ukraine. La balayer du revers de la main, comme le fait Trump en expliquant que l’intérêt économique des États-Unis pour les terres rares constitue à lui seul une garantie de sécurité, n’est pas sérieux (il suffirait à la Russie, lors d’une future agression, de concéder les mêmes avantages aux États-Unis).
Toute négociation implique de comprendre les « lignes rouges » de la partie adverse. Poutine n’acceptera pas que l’Ukraine intègre l’OTAN. Un accord de paix passera nécessairement par une forme de “finlandisation” de l’Ukraine (je fais référence ici aux accords YYA de 1948 et non à son intégration récente dans l’OTAN).
Si Poutine porte la responsabilité de l’invasion de l’Ukraine et des atrocités qui l’accompagnent, cette guerre a aussi été une proxy war américaine : « The best money we ever spent », selon les propos tenus en 2023 par Lindsey Graham, sénateur républicain. Dès lors, vu d’Europe, pourquoi accepter l’extortion des États-Unis sur les terres rares si ceux-ci refusent de participer aux garanties de sécurité indispensables à une paix durable ?
L’Union Européenne, elle, aura perdu dans cette guerre une bonne partie de ses équipements militaires, l’accès à une énergie primaire bon marché essentielle à sa compétitivité économique ainsi que sa crédibilité géostratégique, incapable qu’elle est de peser sur la résolution d’un conflit qui se joue à ses portes.
La position prise par Donald Trump sur l’Ukraine dessine une jungle multi-polaire dans laquelle seule la puissance militaire donnera voix au chapitre. Comment un tel message sera-t-il reçu en Chine, à Taïwan et en Corée ? Plus près de chez nous, la disparition effective de l’OTAN peut-elle raviver des conflits régionaux (Turquie-Grèce) ?
En Europe, les chars russes ne menacent ni Paris ni Berlin. Mais l’inquiétude des pays en proximité directe de la Russie - Pays Baltes, Moldavie, Roumanie, Pologne - est légitime et nous devons rapidement nous mettre en capacité de les soutenir sans rien attendre de l’oncle Sam.
Le chœur des dirigeants politiques européens, rivalisant de superlatifs pour condamner le coup de force de Donald Trump, est pathétique. À l’heure de la puissance, rien ne sert de s’offusquer sur des bases strictement morales, il faut se réarmer. Et le faire, s’il vous plait, sans garnir les carnets de commandes de l’industrie de la défense américaine.
Pour ceux qui souhaitent garder la tête froide sur ce sujet brulant, je recommande de visionner l’intervention de Jeffrey Sachs devant le Parlement européen. Je ne partage pas l’intégralité de ses positions mais son exposé a le mérite de nous sortir de notre cocon de bien-pensance et de non-pensée. Je retiens en particulier cette invective : « Don’t have US officials as heads of Europe, have European officials ! ».
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Donald Trump - toujours lui - nous annonce des droits de douane de 25 % sur les importations en provenance de l’Union Européenne « generally speaking, on cars and all other things » à compter du mois d’avril.
Reposons ici, dans le bon ordre, les fondamentaux économiques :
Les droits de douane pénalisent d’abord les consommateurs. Dans le cas d’espèce, cela occasionnera une perte de pouvoir d’achat considérable pour les consommateurs américains.
Lorsque des capacités de production locales existent dont le coût de revient est suffisamment proche de celui de la concurrence étrangère, de tels droits de douane peuvent permettre de relocaliser certaines activités. Concernant les importations européennes, cela est vraisembablement le cas pour l’aéronautique ou l’automobile. Pour le luxe, le champagne ou le fromage, c’est une autre histoire.
Production locale ou pas, la hausse de prix pour le consommateur contribue à assécher la demande.
Lorsqu’il y a rétorsion, l’abaissement de la demande fait contagion à l’échelle internationale. Se reporter au rôle des politiques protectionnistes dans la propagation de la dépression des années 1930.
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Pendant ce temps, en Allemagne, l’électorat, faute d’avoir été entendu sur sa demande de maîtrise des flux migratoires, vire à droite toute. Les sociaux-démocrates du SPD sont relégués à seulement 16 % des voix. Le CDU/CSU (centre-droite) reprend la main avec un score de 28 %. À l’extrême-droite, l’AfD enregistre une percée historique avec 21 % des voix. Friedrich Merz, futur Chancelier, a aussitôt posé le principe d’un cordon sanitaire à la française, écartant l’AfD de toute alliance de gouvernement.
Toute ressemblance avec la situation française n’est peut-être pas fortuite.
Je n’ai pas de sympathie pour ces mouvements qui, derrière le rejet de l’étranger, masquent une vacuité programmatique abyssale. Pour autant, les partis de gouvernement, en France comme en Allemagne, doivent sortir de leur surdité quant à l’évidence de la demande démocratique de maîtrise des flux migratoires. La politique du déni et le cordon sanitaire qui en est le pendant sont le marche-pied du pire.
Retour en France. Nul ne devrait être surpris du passage en « surveillance négative » de la note souveraine française de la part de Standard & Poor’s, annoncé vendredi soir, compte tenu de l’absence de toute volonté politique de rétablissement de nos finances publiques.
Mais l’honneur est sauf, cette annonce intervenant concomittamment à une baisse de l’inflation en zone euro, le taux des emprunts d’État français restait vendredi soir orienté à la baisse. Encore un peu de temps de gagné pour, vraisemblablement, ne rien faire.
C’était une nouvelle semaine compliquée pour les marchés actions. Séverine Piot-Deval nous explique tout en quelques mots :
Nos portefeuilles-modèles, eux, ne connaissent pas la crise, en hausse de plus de 5 % depuis leur constitution, avec une volatilité toujours aussi faible.
En vous souhaitant un agréable dimanche.




